Expositions

En ce moment

Man Ray

29.03 – 04.08.2024

« Etre totalement libéré de la peinture et de ses implications esthétiques », tel fut le premier but avoué de Man Ray qui débuta sa carrière en tant que peintre. La photographie constituait une des ouvertures importantes de l’art moderne. Elle suscitait alors une remise en question des notions de représentation. C’est dans les années 1920 et 1930 que le médium photographique s’imposa dans les avant-gardes et que Man Ray se fit rapidement remarquer par sa virtuosité. Portraitiste de studio, photographe de mode, mais aussi artiste expérimental ayant exploré les potentiels de la photographie avec les figures de son entourage, Man Ray apparaît comme une figure aux facettes multiples. Considéré comme l’un des artistes majeurs du XXe siècle, proche de Dada, puis du surréalisme, il photographie le cercle artistique présent à Paris dans l’entre-deux-guerres.

Réalisée à partir d’une collection privée, l’exposition explore les sociabilités multiples de l’artiste, tout en présentant certaines de ces œuvres les plus emblématiques. L’exposition comprend des portraits d’artistes, d’écrivains et d’intellectuels de son entourage, notamment d’André Breton, de Lee Miller, de Meret Oppenheim, de Marcel Duchamp, de Pablo Picasso, de Salvador Dalí, et de James Joyce parmi d’autres. En plus de présenter un éblouissant who’s who de l’avant-garde parisienne, les œuvres mettent également en évidence les innovations en matière de photographie que Man Ray a réalisées dans Paris dans les années 1920 et 1930.

Surréalisme. Le Grand Jeu

12.04 – 25.08.2024

Première exposition thématique consacrée au Surréalisme au MCBA depuis 1987, ce projet transhistorique interroge l’actualité sans précédent de ce mouvement majeur de l’histoire de l’art, qui, jeune centenaire, ne semble pas avoir pris une ride.

Aurélie Pétrel × Fabien Vallos × HEAD × ENSP

29.03 – 02.06.2024

« Vues et données » (titre de travail) est la restitution d’un travail de recherche et de création autour du concept de « données » dans le champ de l’art, et plus particulièrement en photographie. Ce projet est une collaboration entre la HEAD Genève, l’ENSP Arles et Photo Elysée. L’avènement d’internet et des appareils mobiles connectés a entraîné une fluidification de la photographie qui circule désormais sous la forme de fichiers et de paquets de données. Accompagné·e·s par l’artiste Aurélie Pétrel, les étudiant·e·s des deux écoles se confrontent aux limites de la photographie lorsqu’elle entre en contact avec les technologies numériques. 

Objets de désir

08.03 – 04.08.2024

Le mudac présente Objets de désir, une exposition du Vitra Design Museum.

La collection

Exposition permanente

Voir ici ce qu’on ne voit pas ailleurs ! C’est dans cet esprit qu’a été conçu le parcours qui conduit les visiteuses et visiteurs à travers les salles d’exposition consacrées à la collection lausannoise

Christian Marclay × ECAL

29.03 – 02.06.2024

Quatre portraits capturés par une machine et tirés en quelques minutes ! Voici l’expérience offerte par le Photomaton depuis son invention en 1924. Le succès fut immédiat, notamment avec la multiplication des documents d’identité sur lesquels doivent figurer un portrait aux normes précises (tête nue, fond uniforme, expression neutre, etc.). Rares sont les personnes à ne pas connaître l’expérience du Photomaton – nom de cette cabine photographique installée dans les zones de grand passage. Automatisé, en libre-service, disponible 7j/7, socialement neutre, et surtout moins onéreux qu’un portrait chez un professionnel, moins intimidant aussi, ce procédé photographique démocratise l’acte de se faire tirer le portrait, rapidement, partout et à peu de frais. Ancêtre du Polaroid, et du selfie, formé à partir des termes « photo » et « automaton », ce procédé sans opérateur, véritable photographe automate, offrant quatre tirages uniques, a souvent fasciné les artistes. En 1929, André Breton et ses amis surréalistes s’intéressaient déjà à cette boîte à images. 

Photo Elysée a fait l’acquisition il y a quelques années d’un studio photo automatisé. Depuis lors, le musée invite le public à se photographier et laisser, s’il le souhaite, ses portraits pour ainsi construire une œuvre collective. L’artiste Christian Marclay, invité à plonger dans les collections de Photo Elysée en 2021, a exploré les milliers de visages enregistrés par le Photomaton du musée. Avec lui, les étudiants en photographie de l’ECAL/Ecole cantonale d’art de Lausanne ont exploré, scanné, métamorphosé les tirages conservés. L’idée du projet était de s’approprier les images analogues et de les ouvrir à des expérimentations pour y raconter de nouvelles histoires.

Cindy Sherman

29.03 – 04.08.2024

Constituée du dernier ensemble d’œuvres de Cindy Sherman, cette exposition présente une série de portraits improbables qui illustrent la transformation du moi. Le concept d’identité en tant que construction est un thème central qui traverse toute l’œuvre de Sherman ; dans cette série, l’artiste rend cette notion encore plus perceptible en assemblant des photographies des différentes parties de son propre visage en un ensemble d’images collées. Le résultat est une série de portraits totalement asymétriques – et donc apparemment déformés – dépeignant des personnages entièrement nouveaux qui prennent vie au cours du processus. 

« Je suis dégoûtée par la façon dont les gens se rendent beaux », déclarait Sherman lors d’une interview il y a près de quarante ans, « je suis beaucoup plus fascinée par l’autre côté ». À bien des égards, cette exposition est l’aboutissement de ce sentiment. Tirés d’une série de vingt-six « créatures flottantes », comme les appelle l’artiste, ces portraits défigurés et parfois disproportionnés incarnent l’œuvre la plus grotesque de Sherman à ce jour. Délibérément imprimé en grand format, Sherman confronte le spectateur à des détails habituellement jugés inesthétiques : rides, contorsions, maquillage mal appliqué. En attirant l’attention sur ces éléments si souvent lissés, Sherman sonde notre rapport à l'(in)attractivité et à la construction de soi. 

Née en 1954 dans le New Jersey, Cindy Sherman vit et travaille à New York. Elle a acquis une reconnaissance internationale avec sa série « Untitled Film Stills » (1977-1980) et, au cours des décennies qui ont suivi, elle a continué à examiner les thèmes liés à la représentation et à l’identité en se transformant et en se photographiant sous les traits de toute une série de personnages.

Découvrez Plateforme 10

Avec le billet 3 musées, partez à la découverte du quartier des arts à 2 pas de la gare de Lausanne. Valable 3 mois et transmissible. Egalement disponible en version duo.

Autres espaces d'exposition

Le Signal L

CAMILLE SCHERRER X RTS – ONIROSCOPE

 

Camille Scherrer investit Le Signal L sur une proposition de la RTS en collaboration avec le MCBA.  

 

La RTS vous invite à raconter vos rêves au sein d’une expérience immersive alliant arts visuels, ondes invisibles et poésie algorithmique. Grâce à un dispositif d’enregistrement et de visualisation, vos mots seront interprétés en images lumineuses. Un univers onirique, imaginé par la designer romande Camille Scherrer. La RTS s’engage et soutient la production culturelle suisse.   

 

Entrée libre. Du 12 avril au 2 juin 2024.

 

Avec le soutien de la Fondation Leenaards.

Les Arcades

QUATRE ARTISTES TAÏWANAIS

 

En écho à Ceci n’est pas une ambassade (Made in Taiwan) de Stefan Kaegi présenté à Vidy-L durant Programme Commun 2024, Plateforme 10 propose deux expositions d’artistes contemporains taïwanais, pour évoquer la situation de ce territoire en équilibre entre émancipation politique et soumission au voisin de la République Populaire de Chine : un statu quo, une souveraineté de fait, mais sans déclaration formelle d’indépendance de la part des autorités taïwanaises, dans le contexte particulièrement tendu de la victoire du Parti démocrate progressiste (DPP, centre gauche) aux élections de janvier 2024.

 

Deux expositions

 

Yuan Goang-ming, Chang Li-ren, Chen Chieh-jen, Su Hui-yu 

Plateforme 10 (les Arcades)*

Quatre artistes majeurs de la scène contemporaine taïwanaise investissent Plateforme 10 pour une série de projections dans les Arcades.

Du 14 mars au 1er avril 2024

 

Exposition Yuan Goang-ming 

Théâtre Vidy-Lausanne (Foyer)*

Pionnier de l’art vidéo à Taïwan, Yuan Goang-ming associe technologies d’avant-garde et métaphores symboliques pour créer des films et des photographies déroutantes qui interrogent les conditions de vie dans nos sociétés de l’image.

Du 14 mars au 22 juin 2024

 

Projections Taïwan

Cinémathèque suisse

Deux projections au cinéma Capitole en présence de Jean-Michel Frodon, critique et spécialiste d’Edward Yang.

23 et 24 mars 2024

 

*Entrée libre

Espace créatif Caran d'Ache

DRAWING FUTURES – Playful Creative Assistants

 

Caran d’Ache présente « Drawing Futures – Playful Creative Assistants* »  en collaboration avec la Haute École d’Art et de Design (HEAD).

 

« Drawing Futures – Playful Creative Assistants » (15-24.05) réunit quatre œuvres interactives réalisées par les étudiants du Master en Media Design. Du 15 au 24 mai, le public pourra découvrir et interagir avec ces installations réalisées suite à un atelier de plusieurs mois entre la HEAD et Caran d’Ache.

 

En s’appuyant sur l’identité et le savoir-faire de la Maison Caran d’Ache, les étudiants ont imaginé et conçu des assistants créatifs basé sur l’Intelligence artificielle dont le but est d’accompagner de manière ludique l’utilisateur dans sa créativité ou l’aider à lutter contre l’angoisse de la page blanche.

 

L’exposition est ouverte les mercredis, jeudis et vendredis de 9h à 17h, ainsi que les samedis et dimanches de 11h à 17h.

 

Prochaines expos

Gina Proenza. Toi et ta bande Prix Culturel Manor Vaud 2024

24.05 – 01.09.2024

À l’occasion de l’attribution du Prix Culturel Manor Vaud, Gina Proenza investit l’Espace Projet pour une exposition inédite: elle y présente une oeuvre à plusieurs voix qui interroge les positionnements de celles et ceux qui prononcent ou reçoivent une sentence.

Olga Cafiero

22.06 – 29.09.2024

Olga Cafiero a reçu carte blanche pour explorer les collections du Naturéum. À travers ses séries photographiques, elle capture cette accumulation perpétuelle du temps. Elle joue sur les couleurs et la matière pour créer pour représenter chaque objet. En mettant en scène les spécimens de zoologie, de botanique et de géologie, elle ouvre de nouvelles perspectives sur les sciences naturelles.

Olga Cafiero investit l’espace Le Signal L de Plateforme 10 sur une proposition de Photo Elysée et du Naturéum.

Sabine Weiss × Nathalie Boutté

22.06.2024 – 12.01.2025

À l’occasion du centenaire de la naissance de Sabine Weiss, Photo Elysée présente une exposition en hommage à la photographe décédée en 2021. Le musée dévoilera quelques trésors parmi les 200 000 négatifs et 7 000 planches-contact qui composent ce fonds reçu en 2017.  

Sabine Weiss est une figure majeure de la photographie humaniste, un courant qui naît en France après la seconde guerre mondiale. Tout au long de sa carrière, la photographe était animée par une curiosité insatiable envers autrui, que ce soit en France où elle s’est établie en 1946, ou lors de ses nombreux voyages à travers l’Europe, aux États-Unis et en Asie, où elle a continué de voyager jusqu’à la fin de sa vie. 

Photo Elysée possède l’une des plus grandes collections dédiées à la photographie dans le monde. Celle-ci couvre toute l’histoire du médium, de son invention au XIXe siècle aux technologies numériques. Au sein de Photo Elysée, Sabine Weiss rejoint d’autres noms de la photographie, tels René Burri, Leonard Freed, Henriette Grindat, Monique Jacot, Lehnert & Landrock ou Ella Maillart. 

Tamara Janes

22.06 – 29.09.2024

« Set and Setting » est la première exposition institutionnelle de l’artiste suisse Tamara Janes. Fascinée par la façon dont nous percevons, questionnons et modifions les images, l’artiste aborde avec humour la culture visuelle contemporaine en mêlant haute culture et culture populaire. En partant notamment de la très grande collection d’images se trouvant au sein de la New York Public Library de New York, elle organise, ajuste, recontextualise et modifie les images en fonction de ses préférences. La question de l’appropriation et ses conséquences juridiques sont au cœur de sa recherche artistique. Tamara Janes a été récompensée en 2023 du Prix suisse du design pour la série « Copyright Swap ». 

Nuit des images

22.06 – 22.06.2024

En 2024, la Nuit des images signe son grand retour et s’offre un nouveau terrain de jeu : le quartier des arts Plateforme 10. Le lieu change, l’ADN reste ! Incontournable dans le paysage culturel lausannois, l’événement lancé il y a plus de trente ans par le musée a pour tradition de célébrer la photographie sous différentes formes.

Jouant avec le bâtiment, l’événement est urbain et festif : projections XXL sur les façades ; activités créatives ; musique sur l’esplanade et expositions inédites.

La Nuit des images rassemble des publics de tout âge, averti·es ou curieux·euses, connaisseur·euses ou amateur·trices d’images, dans une ambiance estivale et conviviale. Artistes suisses et internationaux, de toutes les générations, sont invités pour l’occasion.

André Tommasini. Une vie à sculpter

06.09.2024 – 05.01.2025

À l’aide d’archives inédites, cette exposition retrace la vie et l’œuvre du sculpteur lausannois André Tommasini (1931-2011).

Daido Moriyama

06.09.2024 – 12.01.2025

Photo Elysée présente une exposition majeure dédiée à l’un des plus grands photographes japonais. La rétrospective, produite par l’Instituto Moreira Salles (Sao Paulo, Brésil), fait escale en Suisse après Berlin et Londres.   

Au cours de ses soixante années de carrière, Daido Moriyama (né en 1938 à Osaka) a modifié de manière décisive notre perception de la photographie. Il a utilisé son appareil photo pour documenter son environnement immédiat et pour explorer visuellement la société japonaise d’après-guerre. Mais il a également remis en question la nature même de la photographie.  

Son langage visuel incomparable est aussi loué que ses innombrables publications, qui sont au cœur de son travail.  

Les sujets photographiques de Moriyama ont captivé les spectateurs dès le début, qu’il s’agisse des médias de masse et des publicités, des tabous de la société ou de la théâtralité de la vie quotidienne. Il a saisi le choc entre la tradition japonaise et l’occidentalisation accélérée qui a suivi l’occupation militaire du Japon par les États-Unis après la fin de la Seconde Guerre mondiale. Inspiré par des artistes américains tels qu’Andy Warhol et William Klein, le photographe a donné vie à la société de consommation naissante au Japon. Il a exploré la reproductibilité des images, leur diffusion et leur consommation. À maintes reprises, Moriyama a placé ses archives d’images dans de nouveaux contextes, jouant avec les agrandissements, les recadrages et la résolution de l’image. Aujourd’hui encore, son esprit artistique pionnier et son intensité visuelle restent novateurs. 

Uriel Orlow. Forest Futurism

27.09.2024 – 05.01.2025

Pour son exposition dans l’Espace Projet, Uriel Orlow (*1973 à Zurich, vit et travaille entre Lisbonne, Londres et Zurich) présente un nouveau pan d’une recherche initiée à Bolzano qui explore les temps longs du changement climatique, avec pour protagonistes principaux des arbres fossilisés.

Thalassa, Thalassa! L’imaginaire de la mer

04.10.2024 – 12.01.2025

L’exposition nous confronte à un paysage singulier, celui de la mer, du XIXe siècle à nos jours. Quel rôle les artistes ont-ils joué dans la formation de son imaginaire? Comment expriment-ils notre désir de préserver ses mystères et ses beautés?

Maya Rochat

01.11.2024 – 12.01.2025

À l’automne, Photo Elysée donne carte blanche à l’artiste visuelle suisse Maya Rochat.  À travers son travail, elle joue avec les images, les superpose et les manipule pour réaliser des montages visuels colorés et saturés qu’elle présente sous forme d’installations singulières et texturées. Maya Rochat explore la photographie, la peinture, l’installation et la performance. Travaillant in situ, à l’intérieur et à l’extérieur des institutions traditionnelles, son travail reflète un intérêt artistique pour le langage organique, exprimé par différents médiums, qu’il soit analogique ou numérique, figuratif ou abstrait, imprimé ou en mouvement.