Expositions

Rester vivant(e) (exposition hors les murs)

Quartier culturel FAST – Fondation Fiminco – Romainville (France)

Exposition Collective – Une proposition de Plateforme 10

Sophie Ballmer & Tarik Hayward – Séverin Guelpa – Johanna Hullár – Santiago Martinez Benedetti – Julie Semoroz – Stephan Zimmerli

La Fondation Fiminco et Plateforme 10 s’associent pour présenter Rester vivant(e), une exposition réunissant des artistes issus de la scène contemporaine française et suisse, explorant les multiples formes de résistance, de transformation et de vitalité du vivant.

« Sens la ville danser et tout le monde bouger »

Face à un monde marqué par la surconsommation et l’accélération permanente, l’exposition Rester vivant(e) propose de ralentir et de regarder autrement. Elle met en avant des formes de création qui remplacent la performance par la robustesse, et la domination par l’attention. À travers des gestes simples, le son, les matériaux transformés et les récits de territoire, les artistes développent des pratiques sensibles. Elles invitent à écouter, à observer et à prendre le temps. Ici, la fragilité n’est pas une faiblesse, mais une force de transformation collective.

La résidence à la Fondation Fiminco a constitué un temps de recherche pour les sept artistes invité(e)s à Romainville. Dans le contexte des transformations du Grand Paris, ils et elles ont nourri leurs pratiques de cet espace complexe en mouvement permanent.
Cette immersion a renforcé leurs réflexions autour du territoire, de la mémoire, du flux et du vivre-ensemble.

Dans Rester vivant(e), les artistes proposent d’autres façons d’habiter le monde : plus lentes, plus collectives et plus attentives au vivant. Les lieux de vie apparaissent comme des organismes vivants, façonnés par les gestes du quotidien, les souvenirs et les relations entre les personnes. Les oeuvres montrent enfin que la robustesse peut être à la fois sensible et durable. Le simple fait d’être crée une résistance.

Ce projet s’inscrit dans la collaboration entre Plateforme 10, institution culturelle et quartier des arts à Lausanne, et Paris. L’exposition à la Fondation Fiminco est le fruit d’une résidence d’artistes sélectionnés par les 3 musées que regroupe Plateforme 10 (le MCBA Musée Cantonal des Beaux-Arts, le mudac Musée cantonal de design et d’arts appliqués contemporains et Photo Elysée).

Sophie Ballmer et Tarik Hayward

Sophie Ballmer et Tarik Hayward explorent les notions d’utopie, de ruine, de construction et de reconstruction. En mêlant leurs histoires personnelles à des enjeux culturels et écologiques plus larges, ils proposent une critique intime du Capitalocène et de ses implications sociales, environnementales et politiques. Leur pratique pluridisciplinaire — installation, sculpture, film et texte — examine la tension entre des futurs idéalisés et les réalités de la dégradation. Dans leur travail, les ruines ne sont pas de simples symboles d’échec, mais des lieux de reconstruction où les anciens systèmes se désagrègent pour laisser émerger de nouvelles possibilités, fragiles mais porteuses d’avenir. Leurs sculptures, souvent réalisées à partir de matériaux de récupération, incarnent cette tension entre le monde naturel et le monde construit. Pour cette exposition, ils présentent Fontaine, Fenêtres, Road Movie et Invasive Species — quatre installations où assemblages récupérés, huiles usagées, dispositifs vidéo et végétaux envahissants composent des installations où se mêlent fragilité, pollution et transformation, esquissant une réflexion sensible sur nos façons d’habiter un monde en mutation.

Sophie Ballmer, Tarik Hayward, portrait, © Sophie Ballmer

 

 

Road movie,2023-26, films, projection vidéo © Sophie Ballmer, in collaboration with Tarik Hayward

Ensemble, ils explorent les notions d’utopie, de ruine et de reconstruction à travers la sculpture, l’installation, le film et le texte. Vivant avec leurs enfants à la Vallée de Joux (Suisse), ils interrogent les tensions entre nature et monde construit. En 2024, ils reçoivent un Swiss Art Award.

Sophie Ballmer (Lausanne, 1978) est artiste, réalisatrice et curatrice. Diplômée de l’ECAL (École cantonale d’art de Lausanne), elle cofonde l’espace d’art Tunnel Tunnel et développe une pratique à la croisée des arts visuels et du cinéma. Son film La Maison reçoit une mention spéciale à Visions du Réel en 2023 (Nyon).

Invasive-Species,-2026,-installation.-Cylindres-de-verre,-huiles-moteur-et-huiles-de-friture-usagées,-eau,-ampoules,-câbles-de-cuivre,-téléphones,-tablettes,-vidéos,-plantes,-objets-.--©-Sophie-Ballmer,-in-collaboration-with-TarikHayward

Invasive Species, 2026, installation. Cylindres de verre, huiles moteur et huiles de friture usagées, eau, ampoules, câbles de cuivre, téléphones, tablettes, vidéos, plantes, objets en plastique. © Sophie Ballmer, in collaboration with Tarik Hayward

Tarik Hayward (Ibiza, 1979) est artiste, directeur artistique et maître d’oeuvre. Diplômé de l’ECAL (École cantonale d’art de Lausanne), il développe une pratique sculpturale fondée sur l’autoconstruction expérimentale, présentée notamment au MCBA Lausanne, à Forde Genève, au CCS Paris et à la Biennale d’Athènes.

The Turkey Illusion, Wunderkammer, Lausanne, 2024. Waste cooking and motor oils, terrarium heating lamp, glass jars and demolished bricks, 20x100cm. © Sophie Ballmer, in collaboration with Tarik Hayward

The Turkey Illusion, Wunderkammer, Lausanne, 2024. Waste cooking and motor oils, terrarium heating lamp, glass jars and demolished bricks, 20x100cm. © Sophie Ballmer, in collaboration with Tarik Hayward

Séverin Guelpa, 2026 © Séverin Guelpa

Séverin Guelpa

Séverin Guelpa développe une pratique enracinée dans le territoire, qui interroge notre rapport à la matière et au temps. Pour cette exposition, il présente Souffle et La Ligne de vie, deux oeuvres qui traitent de notre manière d’habiter le monde et de laisser des traces dans les paysages que nous transformons. Souffle est une installation sonore immersive composée de tubes d’acier et de blocs de pierre, ainsi que d’un dispositif de diffusion multicanal, qui fait résonner les sons du soussol et des voix entrelacées. De cette rencontre naît un paysage acoustique où se superposent forces naturelles, présences humaines et mouvements invisibles de la Terre. Avec La Ligne de vie, performance à laquelle il convie Edouard Wolton et Julie Semoroz, l’artiste transpose les procédés de la gravure à l’échelle du site entier. A l’aide d’un rouleau compresseur utilisé comme outil d’impression, l’oeuvre recueille les aspérités du sol, les marques de passage et les traces du terrain, faisant du site son support autant que son auteur. Bien que très différentes dans leur forme, les deux oeuvres partagent une même attention aux phénomènes invisibles, aux traces et aux temporalités qui façonnent nos territoires. Ensemble, elles proposent une expérience sensible où le paysage n’est plus seulement représenté : il devient un acteur à part entière, porteur de mémoire, de transformation et de récit.

Séverin Guelpa (Genève, 1974) explore les territoires fragiles et les paysages marqués par les mutations environnementales et l’extraction des ressources. Fondée sur l’immersion et la recherche de terrain, sa pratique associe photographie, film, son, sculpture et installation à partir de matériaux collectés in situ. Ses oeuvres transforment les forces physiques et géologiques des lieux en expériences sensibles qui interrogent les relations entre nature, culture et survie. Fondateur de la plateforme MATZA, il a développé des projets en Suisse, aux États-Unis, en Tunisie, en Colombie et au Kenya. Son travail a notamment été présenté au Palais de Tokyo et au Museu do Amanhã de Rio de Janeiro.

Johanna Hullár

Moving Waters, Shifting Horizons est une installation immersive qui explore notre relation à l’eau. Ressource vitale et fondement de tous les écosystèmes, l’eau est aujourd’hui confrontée à des défis majeurs : fonte des glaciers, vagues de chaleur, inondations, montée du niveau des mers et raréfaction de l’eau potable. À travers une approche mêlant photographie, vidéo et sculpture, Johanna Hullár invite à un voyage sensoriel où les images se métamorphosent sans cesse. En revisitant la tradition de la nature morte, Moving Waters, Shifting Horizons est un parcours à travers différents chapitres, au sein desquels des écosystèmes sont peuplés de fleurs exotiques, de matériaux plastiques et de textures éclatantes. En jouant sur le mouvement, les reflets et la perspective, l’artiste compose des tableaux vivants aux couleurs acidulées où les objets se transforment en permanence. Ils deviennent les protagonistes de paysages fragmentés, témoins des mutations écologiques et des interactions complexes entre le naturel et l’artificiel. Inspirée par les neurosciences, l’installation part de l’idée que l’incertitude alimente la peur tandis que la compréhension favorise l’apaisement. A travers ses scènes, Johanna Hulláar propose de développer de nouvelles capacités d’adaptation, d’encourager la résilience, la curiosité et la transformation. Comme l’eau, capable de contourner les obstacles sans les affronter frontalement, nous sommes invités à apprendre à naviguer dans un monde complexe, à imaginer de nouveaux horizons et à réinventer notre manière d’habiter la planète.

Johanna Hullàr, Résidence de production à la Fondation Fiminco, Open Studios #1, 2025, © Manuel Abella

Johanna Hullár (HU, 1989) est une artiste visuelle basée à Zurich, travaillant avec la photographie, les installations vidéo et la sculpture. Diplômée en design de communication de la HTW Berlin et titulaire d’un master en photographie de l’ECAL (École cantonale d’art de Lausanne), elle développe une approche transdisciplinaire entre images fixes et images en mouvement. Ses oeuvres, souvent immersives, explorent les possibles visions du futur et l’interaction des éléments artificiels et naturels, à travers un prisme à la fois humoristique et féminin. Lauréate des Swiss Design Awards en 2024, elle a exposé à l’international, notamment à la Swiss House Milano (2022), au Tokyo Photographic Research (2019) ou à Paris Photo (2018). En 2026, Johanna Hullár rejoint Futures Photography, sur nomination de Photo Elysée (Musée cantonal pour la photographie, Lausanne).

Johanna Hullár, Black Waters Nr.3, Paris 2026 Set Design Maureen Coleman © Johanna Hullár

Johanna Hullár, vue d’atelier, Open Studios, Fondation Fiminco, 2025 © Manuel Abella

Santiago Martinez Benedetti

À travers différentes techniques de prise de vue, de tirage et d’impression, Santiago Martinez Benedetti explore les modes de reproduction, de transformation et d’apparition des images par la photographie. En questionnant la reproductibilité et l’unicité de l’oeuvre, il met en avant des procédés manuels où le geste demeure central, réaffirmant la dimension matérielle de l’image à l’ère numérique. La proposition Feuille, caillou, ciseaux est un ensemble de trois séries, qui reprennent les éléments de ce jeu, également connu sous le nom de chifoumi. Une paire de ciseaux géante accueille les visiteurs. Réalisées avec un appareil photographique hybride, conçu par l’artiste, ces images déforment progressivement l’objet jusqu’à lui conférer une présence presque anthropomorphe. Agrandies dix fois, les images de Ciseaux sont reproduites en sérigraphie, jusqu’à atteindre une échelle humaine. Caillou est une tentative d’effacer une image avec elle-même. Pour cette série, l’artiste superpose un positif et un négatif au format 4×5 en se demandant si l’image va disparaître. Le résultat de ce jeu n’est ni une addition ni une soustraction : une empreinte reste perceptible sur le papier. Le tirage argentique fixe cet état de résistance d’une image face à son effacement. La troisième série est constituée de photogrammes réalisés à partir de feuilles A4 pliées. Dans Feuille, ce qui est habituellement un support devient le sujet. Banale et industrielle, la feuille de papier prend des formes multiples et se confronte à l’unicité du tirage argentique baryté. À l’image du jeu dont il emprunte le titre, Feuille, caillou, ciseaux repose sur un équilibre où aucun élément ne l’emporte durablement sur un autre. Entre reproduction et original, contrôle et imprévu, fragilité et résistance, l’artiste ouvre un espace de réflexion sur les propriétés et les métamorphoses de l’image photographique.

Santiago Martinez Benedetti, portrait © Santiago Martinez Benedetti

Santiago Martinez Benedetti (CH – CO, 1996) est basé à Lausanne. Sa pratique est marquée par une approche brute, spontanée et conceptuelle. Diplômé d’un Bachelor en photographie de l’ECAL (École cantonale d’art de Lausanne) en 2020, il développe un travail à la croisée de l’image et de l’édition. En 2024, après une résidence au Verzasca Foto Festival, il initie Torbola 31, projet récompensé par le Swiss Design Award en 2025. Parallèlement, il fonde Siestaaa Papers, une maison d’édition indépendante dédiée aux collaborations avec artistes et designers. En 2026, Santiago Martinez Benedetti rejoint Futures Photography, sur nomination de Photo Elysée (Musée cantonal pour la photographie, Lausanne).

Santiago Martinez Benedetti, Vue d’atelier, Open Studios, Fondation Fiminco © Manuel Abella

Dancing Scissors, 2026, © Santiago Martinez Benedetti

Julie Semoroz

Pour cette exposition, Julie Semoroz présente cinq oeuvres qui explorent la communication, la résonance et la mémoire du vivant. In Between, installation immersive mêlant son, photographie, lumière et recherche scientifique, explore les phénomènes de synchronisation et désynchronisation entre humains, animaux et environnements. Ping Pong et HCI – Human Cetaceans Interaction, est une installation participative associant une table de ping-pong et une pièce sonore. Inspiré d’une expérience menée en Norvège avec le chercheur Jörg Rychen, de l’Institut de neuroinformatique de l’ETH (Zürich), auprès des orques et des baleines à bosse. Sans chercher à «parler» leur langage Julie Semoroz explore une interaction sur l’écoute, l’imitation et la réciprocité. Ettol, série photographique réalisée avec Michael Cordey, associe structures organiques et imagerie neuronale, issues de recherches menées au CISA (Centre Interfacultaire en Sciences Affectives de l’Université de Genève) et au Wyss Center au Campus Biotech avec le professeur Didier Grandjean. Sérigraphies douze mille vingt est un triptyque de sérigraphies réalisé à partir de planches de bois d’arolle modifiées, dont les formes évoquent visuellement des ondes musicales. Conçu comme un espace de dialogue entre humains et non-humains, The Living Committee, installation sonore, vidéo et performance, rassemble voix, sons environnementaux transformés, récits et recherches scientifiques. Ice Cave Sing Me a Song, un diptyque vidéo, imagine à travers une narration poétique et sonore la voix d’une grotte de glace confronté à sa propre disparition sous l’effet du réchauffement climatique. Spongia Vocalis est une installation sonore composée d’éponges marines imprimées en 3D. Réalisée en collaboration avec l’équipe de Thierry Pérez (CNRS, IMBE), l’oeuvre transforme des informations métabolomiques en paysages sonores donnant voix à des organismes essentiels à la biodiversité marine. Ensemble, ces oeuvres dessinent une écologie sensible, où chaque forme de vie peut faire entendre sa voix.

 

Avec le soutien de Mind the Gap et de l’État de Genève pour les oeuvres de Julie Semoroz.

 

Julie Semoroz, Portrait, oct 2025, Nyon la promenade ©Michael Cordey 2026

Avec le soutien de Mind the Gap et de l’État de Genève pour les oeuvres de Julie Semoroz.

 

Julie Semoroz est une artiste franco-suisse qui vit et travaille à Genève. Sa pratique interdisciplinaire explore les liens entre art, science et perception à travers le son. Créatrice d’installations immersives et de performances expérimentales, elle s’intéresse aux phénomènes de résonance, à l’intéroception, aux vocalisations humaines et animales, ainsi qu’aux relations entre corps, environnement et cognition. Nourri par des collaborations avec des chercheurs en neurosciences, biologie et sciences sociales, son travail questionne les connexions qui façonnent notre rapport au vivant. Lauréate de plusieurs distinctions et bourses, elle présente régulièrement ses oeuvres en Suisse et à l’international.

Julie Semoroz, Ice Cave Sing Me a Song 2026, dyptique video, 4’15’’, voix et field recording, vidéo performance art © Michael Cordey

PING PONG ET HCI — HUMAN CETACEANS INTERACTION, 2023 — 6’52 Table de ping pong et pièce sonore. Installation à disposition du public. ©Raphaëlle Mueller

Stephan Zimmerli

Stephan Zimmerli développe une pratique centrée sur la mémoire, l’exil et les architectures de la reconstruction. Pour cette exposition, il présente trois oeuvres issues du projet Studiolo de l’Exil. Studiolo de l’Exil (VII) / Romainville est une micro architecture inspirée des studioli de la Renaissance : à travers des séances de dessin menées avec des personnes ayant vécu l’exil, l’artiste reconstitue, à partir de leurs seuls souvenirs, des lieux perdus. Peu à peu, les récits deviennent paysages au fusain, formant une mémoire collective sensible qui relie histoire intime, territoire et partage. Les Studiolini sont des miniatures des Studioli de l’exil, réalisées avec Hung Ton. Sur leurs murs intérieurs, des dessins au graphite et à la craie matérialisent les souvenirs de lieux perdus, transmis par les exilés et entièrement reconstitués à partir de la mémoire. Chaque studiolino figure l’intérieur d’un esprit collectif, peuplé d’images, de mots et de cartes : suspendus ensemble, ils forment une constellation de « souvenirs artificiels » incarnés et physiques. Avec Theatrum Exilii Orbis Terrarum, l’artiste réalise un dessin au fusain sur tulle, qui cartographie les distances mentales parcourues par les participants, en s’inspirant des cartes « sud-haut » qui renversent les hiérarchies entre hémisphères. Ensemble, ces oeuvres tissent une géographie du souvenir, où l’exil devient récit collectif et matière à transmission.

Stephan Zimmerli, portrait, © Noémie Kadaner

Stephan Zimmerli est un artiste transdisciplinaire suisse dont la pratique se situe à la croisée de l’architecture, de la scénographie, de la musique et des arts visuels. Diplômé en architecture auprès de Peter Zumthor à l’Accademia di Mendrisio, il développe depuis plus de vingt ans une recherche autour de la mémoire, qu’il nomme « Mnémotopie », fondée sur la pratique quotidienne du dessin à la main. Cofondateur du groupe Moriarty et du collectif de scénographie La Boutique Obscure, il conçoit aujourd’hui des projets de micro-architecture et de performance où le dessin matérialise en temps réel des espaces mentaux, des souvenirs et des récits de l’exil.

Stephan Zimmerli, Studiolo de l’Exil (V), CDN de Caen, mai 2026. Installation : fusain et craie sur bois et parois murales, écran vidéo, écouteurs, éclairages LED.

Stephan Zimmerli, Studiolo de l’Exil (V), CDN de Caen, mai 2026. Installation : fusain et craie sur bois et parois murales, écran vidéo, écouteurs, éclairages LED.

Berlin Studiolo of Exile- Engelnest Schoneberg, 2025 © Studio Samourai

Les institutions partenaires

MCBA

Le MCBA – Musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne – est une institution publique qui conserve près de 11 500 oeuvres appartenant au Canton de Vaud et à des déposants. Il assure des missions de conservation, de recherche, de documentation et de développement des collections. Ancré dans l’histoire vaudoise et ouvert aux échanges nationaux et internationaux, il conjugue patrimoine et création contemporaine à travers une programmation ambitieuse déployée sur plus de 3’000 m² d’espaces d’exposition. Musée citoyen, inclusif et accessible, il place les artistes et les publics au coeur de son action. Acteur de Plateforme 10, il contribue aux synergies entre les trois musées et à un développement culturel durable.

mudac

Le mudac – Musée cantonal de design et d’arts appliqués contemporains est le musée suisse consacré au design contemporain. Il explore les grandes mutations de notre époque à travers le design, les arts appliqués, l’architecture et les disciplines qui participent à la conception de nos environnements de vie. Le mudac est un lieu d’expérimentation, de recherche et de dialogue. À travers ses expositions, ses productions originales, ses programmes publics et ses collaborations avec des designers, architectes, artistes, chercheurs et scientifiques, il interroge les transformations sociales, culturelles, technologiques et environnementales qui façonnent notre quotidien.

Photo Elysée

Photo Elysée, un musée où toutes les photographies sont données à voir. Au coeur du quartier des arts Plateforme 10 à Lausanne, Photo Elysée interroge la photographie comme représentation du monde, transmet une éducation à l’image et enrichit l’histoire du médium par de nouveaux récits. Depuis près de 40 ans, le musée explore les images du passé et du présent, du papier à l’écran, et met en lumière la diversité des pratiques photographiques. Il accompagne et fait rayonner les photographes de toutes les générations à travers ses expositions et ses publications, tout en soutenant activement la création contemporaine. Avec l’une des collections photographiques les plus riches au monde, Photo Elysée est aujourd’hui un acteur incontournable de la scène photographique internationale. Photo Elysée, musée cantonal pour la photographie, est un musée du Canton de Vaud, géré par la Fondation Plateforme 10.

La Fondation Fiminco

Située sur une ancienne friche industrielle hors-norme à Romainville, aux portes de Paris et accessible par le métro, FAST, le plus grand quartier culturel d’Europe, s’étend sur 120 000 m2 dont 50 000 entièrement dédiés à la culture. Véritable écosystème de la création contemporaine à destination des artistes de toutes les disciplines, FAST comprend des espaces d’exposition, des galeries, des ateliers techniques, une salle de spectacle de 600 places assises et 1100 debout, des salles de répétition ainsi qu’un bâtiment de résidence de court-séjour.

Le site met en réseau institutions, entreprises et créateurs du champ culturel pour offrir aux artistes un cadre de travail idéal et faire éclore des oeuvres et projets d’exception rendus accessibles par un ambitieux travail de médiation culturelle. La Fondation Fiminco est au coeur de ce quartier et oeuvre ainsi au plus près des artistes pour l’accès de tous à la culture, s’inscrivant dans les dynamiques urbaines et culturelles du Grand Paris.

Expositions

Ted Joans. Black Flower

09.10.2026 – 28.02.2027

Le MCBA présente la première exposition monographique consacrée à l’artiste étatsunien Ted Joans (1928-2003), auteur d’une œuvre foisonnante et inclassable, où se mêlent les influences du surréalisme, du jazz, du Black Power et du panafricanisme.

Charles Blanc-Gatti. Les couleurs du son

25.09.2026 – 17.01.2027

Les propositions du Lausannois Charles Blanc-Gatti (1890 – 1966) pour établir des correspondances entre les sons et les couleurs sont multiples: transpositions picturales, décors lumineux dynamiques, films d’animation. Ses œuvres poursuivent toutes l’ambition d’une stimulation et d’un enrichissement de nos perceptions sensorielles.

Edouard Chapallaz

25.09.2026 – 31.01.2027

Le mudac met à l’honneur Edouard Chapallaz, l’une des figures marquantes de la céramique suisse et européenne du 20e siècle.

Lucas Erin. Prix Culturel Manor Vaud 2026

28.08.2026 – 14.02.2027

Pour son exposition dans l’Espace Projet, Lucas Erin déploie un nouvel ensemble d’œuvres pour penser le jardin, son lien aux saisons et aux variations climatiques, ses significations changeantes selon les latitudes, son économie particulière, tout comme son inscription dans des histoires et des temporalités spécifiques.

Hannah Darabi

26.06 – 01.11.2026

Lauréate du Prix Elysée 2025, décerné par un jury international d’experts, Hannah Darabi (1981), artiste iranienne, explore à travers photographies, vidéos et archives la danse populaire iranienne comme acte de résistance identitaire, traversée par l’histoire sociale et politique de son pays d’origine.

Construisant des séries où ses images dialoguent avec des archives, des textes et des objets, elle révèle la complexité politique de l’Iran contemporain.

Alfredo Jaar

26.06 – 01.11.2026

Alfredo Jaar, l’un des artistes les plus engagés socialement de notre époque, a conçu cette exposition qui place le public au cœur d’une installation immersive de projections de diapositives. Le projet rassemble les photographies de vingt photojournalistes contemporains sélectionnés par l’artiste, qui ont chacun puisé dans leurs archives pour choisir l’image la plus douloureuse et l’image la plus porteuse d’espoir de leur carrière.

Tel Virgile dans la Divine Comédie de Dante, Alfredo Jaar nous entraîne dans un voyage alternant enfer et paradis, confrontant notre insensibilité face au flot continu d’images de souffrance humaine.

La collection

Exposition permanente

Voir ici ce qu’on ne voit pas ailleurs ! C’est dans cet esprit qu’a été conçu le parcours qui conduit les visiteuses et visiteurs à travers les salles d’exposition consacrées à la collection lausannoise

Ella Maillart

06.03 – 01.11.2026

Ella Maillart. Récits photographiques rend hommage à la photographe, voyageuse et écrivaine, à l’occasion de l’inscription de ses archives au registre Mémoire du monde de l’UNESCO. Photo Elysée présente une partie de ses images réalisées lors de ses voyages en Asie dans les années 1930.

Voyageuse, photographe et écrivaine, Ella Maillart (1903-1997) a sillonné l’Asie à de nombreuses reprises au cours du 20ᵉ siècle. En 2025, l’UNESCO a reconnu l’importance de son œuvre en l’inscrivant au registre Mémoire du monde. Photo Elysée, qui conserve depuis 1988 ses archives photographiques constituées de plusieurs milliers d’images, lui rend hommage à travers une exposition.

En parcourant les quatre grands périples qu’elle entreprend en Asie au cours des années 1930, l’exposition met en lumière le dialogue entre ses photographies et ses écrits, et montre comment son travail témoigne d’une période charnière de l’histoire du monde.